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Déjouer nos certitudes




Déjouer nos certitudes
Nos esprits téléchargent des programmes qui nous jouent constamment des tours, nous faisant faire ce que l’on ne ferait pas si ce n’était pour ce genre de programmes dont on voudrait se débarrasser.

Nous sommes gérés par ces programmes qui se présentent sous la forme inébranlable de certitudes. Par exemple, on pourrait avoir la certitude, sur la base de ce qui est admis par les autres et renforcée par notre assimilation qui nous aura fait agir selon cette croyance, que l’alcool est ce qu’il nous faut pour nous détendre et se sentir bien. Pourtant, on sait bien que c’est l’inverse selon le dogme établi et sur la base d’expériences variables. On ne peut quand même pas s’empêcher cet automatisme car cette croyance est ancrée au plus profond de nous: dans notre inconscient, là où il est extrêmement difficile de déloger l’intrus…

Ce type de certitude est une programmation collective car il est bien ancré dans l’inconscient collectif. En sus de cela, nos propres esprits interviennent en créant des programmations individuelles qui pourraient influencer les autres et se transformer en programmation collective; car, forts de notre expérience, ce genre de certitude éprouvée personnellement ne saurait être remise en question. Par exemple, si l’on croit, sur la base de nos expériences, ne pas aimer les repas végétariens jusqu’au jour où on apprécie un de ces plats, la croyance ne disparaît pas pour autant car elle fait partie de notre programmation.

Nos esprits ne parviennent à changer de programme que lorsque surviennent des évènements ‘extra-ordinaires’. Et pourtant, si chaque information venant infirmer une certitude pouvait automatiquement changer notre programmation, nous ne serions plus à la merci d’esprits nous faisant agir de façon incohérente par rapport à nos pensées. Nous pourrions commencer en remettant chaque jour chacune de nos certitudes en cause. On pourrait par exemple se dire: "Hier, je n’aimais pas les repas végétariens, mais après ce délicieux plat, je suis convaincu d’aimer ce genre de nourriture."

Cette conviction pourrait sans arrêt être remise en cause sans que cela n’enlève l’élément de vérité à chacune de ces convictions. On pourrait aussi se dire qu’un fait spécifique est établi comme étant vrai par la science, ou par la façon de voir collective, mais aujourd’hui, je n’adhère pas à cette certitude car celle-ci n’est pas bonne pour moi, ou elle n’est pas vraie pour moi au moment présent.

Car, ne pas avoir de certitude est en essence la seule certitude, étant donné que les nôtres ainsi que celles des autres, celles que nous avions hier et celles que nous aurons demain, sont toutes aussi vraies pour chacun, ce qui signifie qu’elles sont aussi toutes aussi fausses… Et si vous vous demandiez par exemple: "Est-ce que j’aime l’alcool?" Votre esprit se dira: "Je ne sais pas" et il cherchera alors la réponse sur la base de faits disponibles à cet instant précis, plutôt que sur la base de certitudes…

Valérie Charoux
Source: www.valeriecharoux.unblog.fr

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